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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:55
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  « être un anti-héros qui frime avec des poses « bad-ass ». Pari gagné ! »
 
 
Après avoir été plusieurs fois repoussé, le troisième volet de la saga « BioShock » est enfin arrivé ! BioShock: Infinite ! Opus qui n'est pas vraiment une suite ou une prequelle des deux précédents jeux, mais passons...
 
Histoire.
Columbia, cité volante, fut jadis conçue en 1900 pour promouvoir la puissance technologique des Etats-Unis auprès des autres peuples. Suite à des incidents diplomatiques durant la révolte des Boxers, le gouvernement américain réclame l'arrêt du projet, mais ce n'est sans compter le refus de l'initiateur de Columbia, Zachary Comstock, qui décide de faire scission. La localisation de la ville est alors oubliée de tous, provoquant ainsi son autonomie et son indépendance.
En 1912, Booker DeWitt, détective privé, est engagé pour retrouver une jeune femme du nom d'Elizabeth, retenue captive dans la cité depuis 15 ans.
Sortie: 26 mars 2013 sur PC, PS3 et Xbox 360
 
 
Dans ce court article, je ne vais pas trop m'attarder sur le gameplay. Le système de jeu est assez identique à ses deux prédécesseurs. Il demeure un excellent FPS, aussi maniable par les non-initiés que par les adeptes de jeux de tir. Il se démarque par des petits ajouts tels que l'apparition de l'aérotramqui vous permet de réaliser des attaques aériennes, ou le soutien du personnage d'Elizabeth qui vous fournit en munitions, argents ou cristaux ou fait apparaître, via des failles spatio-temporelles, des tirs de soutien, des kits de soins, des points d'accroche ou des armes lourdes pour affronter les nombreux ennemis qui essayent de vous trucider au nom de la grande Columbia et du prophète Comstock. Les armes semblent certes moins imaginatives que BioShock 2(fini les foreuses, les lances-harpons et autres armes barbares. On vise dorénavant le conventionnel avec des armes à feu de base: mitrailleuse, pistolet, fusil à pompe,...), mais les toniques donnent des effets aussi dévastateurs que spectaculaires sur vos ennemis. Le seul regret reste quelques cafouillages sur les textures du jeu, errant entre le travail bien fait et le bâclage, mais ça ne gâche en rien le plaisir d'admirer l'immense beauté de cette cité. La direction artistique a accomplit un travail considérable sur le visuel de Columbia et ça a le mérite d'être applaudit.
 
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Toutefois, mon coup de coeur vient particulièrement du scénario. Que serait un « BioShock » sans un univers riche et une histoire complexe ? Baignant dans sa perpétuelle ambiance « steampunk » (un sous-genre de la S-F, dont l'action se déroule dans un univers rappellant « la révolution industrielle » du XIXème siècle), le jeu n'oublie pas d'amener son lot de scènes d'actions, de rebondissements et de retournements de situations, digne d'une véritable oeuvre cinématographique. Ken Levine, papa de la saga, nous a habitué à ficeler des scénarios rigoureux, enrichis par ses références littéraires personnelles. Les deux premiers volets de « BioShock » trouvaient ses inspirations dans l'oeuvre d'Ayn Rand, La Révolte d'Atlas (Atlas Shrugged, 1957). Suivant les pensées de Rand sur le rôle de l'esprit humain dans la société, l'idéologie de la cité sous-marine de Rapture prône la liberté d'esprit des individus, et donc de son individualisme et de ses droits de propriétés, et rejette l'étatisme, considéré comme une entrave pour les libertés individuelles. D'autres références au roman de Rand apparaissent au fil de l'histoire, comme le surnom utilisé par Frank Fontaine: Atlas.
Ici, « BioShock: Infinite » puise volontiers dans l'imaginaire d'un Jules Verne. Le prophète Comstock rappelle le personnage de Robur (apparaissant dans Robur le Conquérant et Le Maître du monde). A la manière d'un Comstock, Robur est un homme devenu misanthrope, inventeur d'un dirigeable révolutionnaire. Son objectif: devenir le maître du monde. Le visuel « steampunk » rappelle d'ailleurs l'oeuvre de l'écrivain français qui demeure un des précurseurs du genre.
 
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  « Aussi beau qu'un discours de Steven Seagal sur la préservation de l'environnement »
 
 Ken Levine n'oublie pas non plus de parsemer son oeuvre de sous-entendus politiques subtils, en évitant tout manichéisme. A l'arrivée de Booker DeWitt, la ville paraît comme un lieu idyllique. Tout est beau, tout brille. Alors que nous découvrons au fur et à mesure le véritable visage du héros, révélant un personnage poursuivit par un sombre passé, le ville se révèle être tout aussi viciée. Tenue d'une main de fer par son fondateur, elle n'est autre qu'une dictature conservatrice rongée par la ségrégation raciale et la corruption. La puissance de Columbia ne s'est construit que sur l'exploitation forcenée des plus riches sur les plus pauvres. La Vox Populi lance alors une grande révolte. Rapidement, les opprimés deviennent aussi déshumanisés que les opresseurs. Frustrés par de longues années d'asservissement, les révolutionnaires n'hésitent pas à utiliser les recours les plus meurtriers pour parvenir à leurs fins. Et c'est dans cet univers complétement fou que vous devez évolué ! Enjoy !
 
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  « Voilà, ça vous donne une idée de la politique de Columbia »
Enfin, la puissance du scénario est d'offrir un final qui ne laisse pas le joueur indifférent. Une suite de retournements de situations l'attend pour aboutir à une fin tout à fait inattendue. Je ne spoile pas, mais préparez-vous !
Pour conclure, nous pouvons dire que BioShock: Infinite est digne de la saga culte: un univers impressionant, un scénario peu conventionnel qui apporte un peu de fraîcheur dans le domaine du vidéo-ludisme. Ça, c'est ce qu'on appelle du « panache » !
 
P.S: La musique de Garry Schyman et la VF sont particulièrement remarquables. Tendez bien l'oreille.
 
Lef Dur
 

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Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Multimédia
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