Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 18:53
Le Chasseur et la Reine des glaces (critique de Lef Dur)

Vous le savez bien, le kamikaze aime les contes populaires, et notamment quand Hollywood leur ravale la façade à grands coups de gunfights, de bastons et de ninjas. Souvenez-vous de nos articles sur Trois Mousquetaires en 3D, I Frankenstein, Hansel & Gretel, ect. On en raffole tellement que notre p'tit Kamikaze a écrit son propre script : Pinocchio en 3D ( http://www.kamikazedelecran.com/article-le-film-canular-pinocchio-en-3d-113264538.html ). Il attend encore un acheteur pour recevoir son gros chèque et pouvoir enfin payer à ses chroniqueurs une cafetière. Oui, mais voilà... nous avons manqué un des grands représentants de cette tendance cinématographique : Blanche-Neige et le Chasseur. Pour exprimer nos sincères excuses, le kamikaze vous présente le deuxième opus tant attendu (ah bon ?) de cette fabuleuse saga.

Alors, à partir de là, on spoile comme des gros trolls. Alors viens pas te plaindre. Ne fais pas ce plaisir au Kamikaze, il aime trop ça.

 

 

 

Dans le premier opus, nous découvrons la méchante reine Ravenna (Charlize Theron), la vilaine belle-mère de Blanche-Neige, qui n'avait que pour seul but d'être méchante parce que... c'est amusant, voilà (vous avez même droit à toute la panoplie, le rire diabolique est offert). Le deuxième acte nous présente sa sœur, Freya (Emily Blunt), un peu plus gentille et naïve, assez pour tolérer les idées psychopathes de sa grande sœur. Un jour, elle tombe enceinte après une amourette avec un soupirant déjà destiné à épouser une autre femme. Sa grande sœur la met en garde: « attention, l'amour c'est caca. Ne crois pas en l'amour », mais sa soeur lui dit que « non, l'amour c'est gentil. C'est un monde rempli de papillons, de licornes et de séjours à Center Park © ». Et toc. Elle accouche d'une belle petite fille et puis arrive un soir tragique : son amoureux a incendié la tour où se trouvait le bambin. Folle de chagrin, un pouvoir émerge subitement d'elle : celui de contrôler la glace. Elle congèle illico presto le père de sa malheureuse fille, sans savoir le pourquoi de son geste.

Après la mort de son enfant, Freya quitte sa sœur pour fonder un royaume dans les terres du Nord et elle décide subitement d'être une dictatrice psychorigide avec un programme politique bien précis et efficace :

1 - Massacrons la population locale, histoire d'avoir gain de cause auprès des électeurs. Bah oui, si on tue les électeurs, il y a pas d'élections. CQFD

2 - Changeons la météo et foutons de la neige, du givre et de la glace partout. Bon, ça va donner un méchant coup aux récoltes. Et les risques de famine ? Non, on s'en fout ?

3 - Enlevons les enfants et formons-les pour en faire une armée obéissante et soumise : les chasseurs (oui, un peu comme les jeunesses hitleriennes mais un peu plus porté sur l'art millénaire du ninja). Pourquoi tu te rebellerais ? D'accord, le changement climatique a plongé ton village dans une famine perpétuelle. D'accord, on a tué tes parents, mais tu pourrais être un peu reconnaissant, non ? Petit ingrat !

4 - Ah oui, et l'amour est interdit ! Ah non, mais ça c'est l'idée fixe de la reine des glaces, vu qu'elle a été trahie une fois, maintenant c'est fini : l'amour, c'est de la merde ! Point barre ! « Moi, j'aime les vidéos de chatons sur internet, ça compte ? ». On sait pas trop, la loi est pas très précise sur la question. Dans le doute, on t'exécutera.

Le Chasseur et la Reine des glaces (critique de Lef Dur)

Et la reine a le droit de posséder une monture swag. Ici, une créature en voie d'extinction, parce que c'est plus too-much

Deux de ces enfants enlevés, Eric (Chris Hemsworth) et Sara (Jessica Chastain) sont élevés pour être des supers soldats de la reine des glaces. Au fil des années, ils deviennent les meilleurs de leur promo. Et arrive ce qui arrive quand on se fréquente un peu trop longtemps dans les mêmes dortoirs : on tombe amoureux. Une belle rousse farouche et un beau blond musclé avec la dentition parfaite d'un surfeur californien, ça ne pouvait que faire un joli couple à l'écran. C'était inévitable. Ah bah oui, mais rappelez-vous : l'amour c'est caca. Comment on fait ? Ça énerve la reine des glaces qui se dit que puisqu'elle a eu une vie de merde sans passion et sans amour, pourquoi les autres auraient le droit à cela. Non, mais c'est pas juste ! Puis elle a déclaré officiellement que l'amour, c'était caca. Pourquoi on la contredirait. Zut alors ! C'est ce que le gentil Eric explique à la reine : « Nan, tu as faux. Le pouvoir de l'amour est infini et grand ». La réaction de la souveraine ne se fait pas attendre, elle lance ses gardes contre eux, en vain... alors elle sépare les deux amoureux d'un mur de glace. Eric a beau essayer de casser le mur avec ses grosses mimines, rien n'y fait (en plus d'avoir le cœur brisé, il risque surtout une fracture de la main). On l'assomme et on le balance dans une rivière. Pourquoi la reine ne le tue pas, histoire d'être tranquille avec cette sordide « histoire d'amour » ? Nan, parce que là c'était l'occasion rêvée ! Dommage...

 

Sept ans plus tard, le beau chasseur est devenu un célèbre aventurier, qui a aidé Blanche-Neige dans le premier opus à vaincre la méchante reine Ravenna et à la mettre sur le trône. On le met sur une affaire : retrouver le miroir de Ravenna qui a disparu avec une patrouille de Blanche-Neige qui avait pour mission de mettre l'objet en sécurité dans un sanctuaire. Et oui, c'est le risque d'exposer une relique précieuse sur une route dangereuse, alors que Blanche-Neige aurait très bien pu le confiner dans un sanctuaire à côté de son palais. C'est pas grave, le chasseur, accompagné de deux nains rigolos (oui, il faut des comiques de service. Sinon, c'est moins bankable), partent à sa recherche. L'aventure commence avec ses traditionnelles scènes de bastons et de rencontres avec de nouveaux personnages. Eric se fait attaquer par les méchants chasseurs de la reine des glaces. Cette dernière cherche à s'approprier le pouvoir du miroir. Mais Eric est sauvé par... oh surprise ! Son grand amour : Sara ! Oui, mais elle lui fait la tête parce qu'il la lâchement abandonné aux mains de la reine des glaces. Toutefois, on sait d'avance que ça va pas durer : une ou deux roucoulades, quelques blagues lourdingues du héros et hop c'est pardonné. Ils rencontrent ensuite deux naines. C'est parfait, on pourra les mettre en couple avec les deux autres nains, ça aussi c'est inévitable. Ils découvrent ensuite que le miroir à été dérobé par des gobelins. Le film les appelle « gobelins », mais les scénaristes préfèrent les faire ressembler à une bande de gros gorilles sautant d'arbre en arbre (ça, c'est original et ça sera le seul point original du film... ). Un peu avant la scène de baston avec les singes-gobelins, le héros trouve du sang d'une de ces bestioles, il le renifle et dit : « hey ! Ça sent comme du goudron ! ». Durant la baston, ça fait tilt dans la tête de Sara qui se dit : « Vu que leur sang sent le goudron, peut-être que c'est du vrai goudron qui coule dans leurs veines. Passe-moi une flèche enflammée, ça va faire boum ». Bingo (et gros coup de chance surtout) ! Les gobelins ont bien du combustible dans les veines et ça fait boum. Et nous savons à présent que les gobelins ne font jamais cuire du marshmallow au coin du feu de risque d'exploser comme un vulgaire pétard.

D'accord, elle agit comme une inconsciente car elle fait péter les gobelins alors que son amoureux est aux prises avec eux. Allez, soyons fou. Je le fais péter avec les gobelins. De toute façon, il risque rien... c'est le héros !

 

Je ne spoilerais pas la suite, mais sachez juste que le plan d'Eric pour infiltrer la palais de la reine des neiges est de grimper une montagne de 2000 mètres d'altitude pour sauter tranquillement sur le toit dudit palais, situé à quelques centaines de mètres en contrebas. Se péter les jambes ? Mourir ? Non, ça ne traverse pas l'esprit d'Eric, trop convaincu par son super plan.

Ah oui et c'est un conte... ça sera le seul aspect respecté de l'œuvre original : une fin heureuse. Le pouvoir de l'amour terrasse les méchants, tout le monde tombe amoureux l'un de l'autre... et fin.

 

Vous attendiez vraiment autre chose ? Vous attendiez de l'originalité ? Quelque chose d'iconoclaste et d'innovant ? Désolé de vous décevoir, vous frappez à la mauvaise porte. Je vais arrêter d'être médisant. Il y a un point positif : les nains ont des répliques rigolotes. Si ça vous suffit, prenez votre billet.

 

 

Lef Dur

Partager cet article

Repost 0
Published by Le Kamikaze de l'écran - dans Cinéma
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog du kamikaze de l'ecran
  • Le blog du kamikaze de l'ecran
  • : "Le Kamikaze de l'écran" est un web-magazine libertaire offrant à l'internaute des avis de plusieurs chroniqueurs sur le cinéma, le jeu vidéo, la littérature, la BD, mais aussi sur les actualités du net. Priorité à la dérision et l'humour.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens